30/09/2007

L'adieu

Adieu
Aux arbres mouillés de septembre
À leur soleil de souvenir
À ces mots doux, à ces mots tendres
Que je t'ai entendu me dire
À la faveur d'un chemin creux
Ou d'une bougie allumée
Adieu à ce qui fut nous deux
À la passion du verbe aimer
L'adieu
Est une infinie diligence
Où les chevaux ont dû souffrir
Où les reflets de ton absence
Ont marqué l'ombre du plaisir
L'adieu est une lettre de toi
Que je garderai sur mon cœur
Une illusion de toi et moi
Une impression de vivre ailleurs
L'adieu
N'est que vérité devant Dieu
Tout le reste est lettre à écrire
À ceux qui se sont dit adieu
Quand il fallait se retenir
Tu ne peux plus baisser les yeux
Devant le rouge des cheminées
Nous avons connu d'autres feux
Qui nous ont si bien consumés
L'adieu
C'est nos deux corps qui se séparent
Sur la rivière du temps qui passe
Je ne sais pas pour qui tu pars
Et tu ne sais pas qui m'embrasse
Nous n'aurons plus de jalousies
Ni de paroles qui font souffrir
Aussi fort qu'on s'était choisi
Est fort le moment de partir
Oh l'adieu !
L'adieu
C'est le sanglot long des horloges
Et les trompettes de Waterloo
Dire à tous ceux qui s'interrogent
Que l'amour est tombé à l'eau
D'un bateau ivre de tristesse
Qui nous a rongé toi et moi
Les passagers sont en détresse
Et j'en connais deux qui se noient
Adieu
Aux arbres mouillés de septembre
À leur soleil de souvenir
À ces mots doux, à ces mots tendres
Que je t'ai entendu me dire
À la faveur d'un chemin creux
Ou d'une bougie allumée
Adieu à ce qui fut nous deux
À la passion du verbe aimer
L'adieu
C'est le loup blanc dans sa montagne
Et les chasseurs dans la vallée
Le soleil qui nous accompagne
Est une lune bête à pleurer
L'adieu ressemble à ces marées
Qui viendront tout ensevelir
Les marins avec les mariées
Le passé avec l'avenir
Oh l'adieu !
Oh l'adieu !
 

 

 

Ecrit par Didier Barbelivien pour Garou, album « Seul ».

22:16 Écrit par Kathelyne | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

28/09/2007

Pendant l'orage ...

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Nous avions prévu de sortir, ce soir-là.

Tu devais m'emmener manger au restaurant avant d'aller voir le nouveau Spielberg au cinéma.

C'était notre tout premier rendez-vous.

Tu es arrivé chez moi vers 20 heures et je t'ai invité à prendre un verre.
Alors que nous nous apprêtions à sortir, un violent orage a éclaté.
Des éclairs multicolores zébraient le ciel tandis que des rafales de vent de plus en plus fortes faisaient danser les banches des arbres environnants.
Bientôt, une pluie dense s’est mise à tomber.
Face à ces éléments déchaînés, nous avons décidé de passer la soirée à la maison.
J'ai allumé un feu dans la cheminée tandis que tu débouchais une bonne bouteille de vin.

Là, confortablement installés, nous nous sentions en sécurité tandis que la tempête grondait au dehors.

Nous avons ainsi passé une soirée extraordinaire, tendrement enlacés, parlant de tout et de rien, nous confiant nos rêves pour le futur ainsi que nos regrets passés.

De tendre complice, tu es devenu de plus en plus romantique avant de te dévoiler amant tendre et passionné à la fois.

Ce fut une nuit magique, de ces instants parfaits dont on se souvient toute la vie.

Quand tu t'en es allé au petit matin, les pâles rayons du soleil faisaient briller de mille feux la chaussée encore luisante de pluie ....

22:18 Écrit par Kathelyne | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

23/09/2007

Tendres retrouvailles.

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Il posa ses lèvres sur les siennes tandis qu’elle lui entourait le cou de ses bras.  Son baiser était d’une délicatesse surprenante, comme s’il avait peur d’aller plus loin.  Elle eut l’impression de remonter le temps, jusqu’à cet été insouciant où la décision la plus ardue était de savoir s’ils allaient manger une pizza ou se contenter d’un hamburger au fast food du coin.

Ses lèvres étaient aussi fermes et douces qu’alors.  Et elle lui donna les siennes avec la même ardeur.

S’allongeant sur le matelas, elle l’attira avec elle.  Il se mit légèrement de profil pour ne pas l’écraser sous son poids.

Le désir montait en elle.  Il n’avait as eu un long chemin à franchir.  Elle se rendait compte à présent que, depuis l’instant où elle avait entendu le son de sa voix lors de cette fameuse réunion, elle l’avait attendu. 

En vérité, elle n’avait cessé de le désirer depuis la dernière fois où ils avaient fait l’amour.

Il dessin son sourcil du bout du doigt t elle frissonna.

Elle toucha son épaule, glissa vers son cou et posa la main sur son cœur, qu’elle sentit battre follement à travers son pull-over.

Puis elle prit son visage dans ses paumes tremblantes.  Son corps tout entier résonnait d’une vibration sourde.

S’éclaircissant la gorge, elle tenta de refouler l’émotion qui menaçait de la submerger.

Elle glissa ses mains sous l’ourlet et, d’une rapide torsion, fit passer le pull au-dessus de sa tête.

Sous le coton du tee-shirt, elle sentit son torse musculeux.

Sa peau était chaude et douce.

La pointe de ses seins se durcit lorsqu’elle les effleura, et il poussa un gémissement.

Elle roula de côté, et il l’accompagna jusqu’à se trouver sur le dos, elle penchée sur lui.

Même dans ses rêves les plus fous, elle n’aurait pu imaginer de plus belles retrouvailles …

19:33 Écrit par Kathelyne | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

19/09/2007

De retour ...

Me voici de retour, après plusieurs jours d’absence.  Une absence qui s’est un peu prolongée, bien malgré moi.  Une période difficile, la sensation d’être déboussolée, de ne plus savoir où je vais.  Mais aussi l’occasion de remettre les pendules à l’heure, de s’attacher à ce qui est important, vraiment, et de relativiser ce qui l’est beaucoup moins.  La possibilité, également, d’ouvrir les yeux. De me rendre compte qui sont mes amis, les vrais.  Et ce n’est pas toujours ceux qu’on croit.  Certaines personnes m’ont vraiment déçues parce que je pensais que je pouvais compter sur elles et, malheureusement, je me suis aperçue que ce n’était pas le cas.  D’autres, par contre, se sont avérées solides comme des rocs, des soutiens indéfectibles en ces moments de doute et de solitude.  Je n’oublierai pas ces marques d’affection et j’espère pouvoir vous les rendre au centuple.

22:26 Écrit par Kathelyne | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |