29/07/2007

Tout était dit.

Une « rencontre » furtive

Juste quelques instants volés

De ces petits bouts de vie qui peuvent être si précieux …

Elle écrit seule à sa table et son café refroidit
Quatre mètres infranchissables, un bar un après-midi
J'avais rendez-vous je crois, j'avais pas l'temps
Avec un pape ou peut-être un président
Mais la fille est jolie
Et les papes sont sûrement patients

Elle était là dans son monde, son monde au beau milieu du monde
Loin, ses yeux posés ailleurs, quelque part à l'intérieur
Plongée dans son livre, belle abandonnée
En elle je lis tout ce qu'elle veut cacher

Dans chacun de ses gestes un aveu, un secret dans chaque attitude
Ses moindres facettes trahies bien mieux que par de longues études
Un pied se balance, une impatience, et c'est plus qu'un long discours
Là, dans l'innocence et l'oubli
Tout était dit

On ne ment qu'avec des mots, des phrases qu'on nous fait apprendre
On se promène en bateau, pleins de pseudo de contrebande
On s'arrange on roule on glose on bienséance
Mieux vaut de beaucoup se fier aux apparences
Aux codes des corps
Au langage de nos inconsciences

Muette étrangère, silencieuse bavarde
Presque familière, intime plus je te regarde

Dans chacun de tes gestes un aveu, un secret dans chaque attitude
Même la plus discrète ne peut mentir à tant de solitude
Quand ta main cherche une cigarette c'est comme une confession
Que tu me ferais à ton insu

A ta façon de tourner les pages, moi j'en apprends bien davantage
La moue de ta bouche est un langage, ton regard un témoignage
Tes doigts dans tes cheveux s'attardent, quel explicite message
Dans ton innocence absolue

Et ce léger sourire au coin des lèvres c'est d'une telle indécence
Il est temps de partir, elle se lève, évidente, transparente
Sa façon de marcher dans mon rêve, son parfum qui s'évanouit
Quand elle disparaît de ma vie
Tout était dit

J.J. Goldman

22:46 Écrit par Kathelyne | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

19/07/2007

Hasard.

630089311

Doucement, elle émergea des brumes du sommeil.

A travers les rideaux, les rayons du soleil baignaient la chambre d’une lumière blanchâtre.

A l’intérieur de la chambre, la température était déjà élevée. 

Bien qu’encore à moitié endormie, elle se traina jusqu’à la fenêtre afin de permettre à la fraîcheur du petit matin de pénétrer dans la pièce.

Presque immédiatement, une brise légère rafraîchit l’atmosphère et, par la même occasion, les sens de la jeune femme.

Celle-ci regagna son lit et, confortablement installée au milieu des draps, laissa son esprit vagabonder.

Les souvenirs de la soirée et de la nuit dernière lui revinrent alors en mémoire.

Cette soirée promettait pourtant d’être tout à fait banale.

Une soirée tranquille, à la maison, avec un bon livre.

Le destin en avait toutefois décidé autrement.

Une invitation inattendue, de sa cousine Ingrid, qui lui demandait de l’accompagner au cocktail de son entreprise.

Et des retrouvailles tout aussi inattendues avec Frédéric, son amour de jeunesse.

Presque dix ans qu’ils ne s’étaient plus croisés.

Que de souvenirs et que de chemin parcouru pour l’un comme pour l’autre.

Avec quel plaisir ils se sont retrouvés, ils ont évoqué leurs souvenirs communs ainsi que leur expérience de la vie, leur parcours... jusqu’aux petites heures du matin.

Autour d’un verre, ils ont reparlé des projets et des rêves qu’ils avaient.  Certains ont été exaucés, d’autre pas et, si la vie n’a pas toujours été tendre avec eux, ils ont toutefois tous deux gardé foi en leurs idéaux.

Quand vint le moment de se dire au-revoir, ils ont échangé leur numéro et se sont promis de s’appeler, de se revoir tout bientôt.

Quelques heures plus tard, encore sous le charme de ses retrouvailles, elle ne peut s’empêcher de se demander si cette rencontre pourra changer sa vie, si un avenir à deux, avec Frédéric, est possible.

Seule la vie pourra lui répondre …

22:53 Écrit par Kathelyne | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

12/07/2007

A mettre en pratique ... impérativement.

dyn009_original_550_366_pjpeg_2597444_d4edc6444912f62b52a214f3490c10aa

 

Ne jamais s’avouer vaincu,

Ne jamais baisser les bras,

Avoir confiance en soi,

Accepter de se remettre en question,

Croire en son potentiel,

Relever tous les défis,

Vaincre tous les obstacles,

Et en sortir encore un peu plus fort.

11:15 Écrit par Kathelyne | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

10/07/2007

Seuls au monde.

dyn006_original_370_320_pjpeg_389_ed6b6f419db6a085d96a202febb77112

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus tard, quand le repas fut terminé, la sombre forêt bruissant autour d’eux, elle eut besoin de ses bras pour chasser ses mauvais rêves et ses peurs.

Il était là pour la serrer contre lui, la bercer doucement.

Elle s’endormit ainsi, lovée contre sa poitrine, la main posée sur son cœur, la tête au creux de son épaule.

Il resta éveillé un long moment, contemplant le clair de lune sur la paroi de la tente, écoutant les cris des animaux de la forêt au loin.

Comment avait-il pu jamais cesser de l’aimer, un seul instant, une seule seconde ?

17:13 Écrit par Kathelyne | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

01/07/2007

Tant de plaisir ...

baiser

Enfin, ils se retrouvaient seuls, dans la chaleur de leur foyer. 

Le corps de sa partenaire, fluide sous ses doigts, l’enivrait tel un alcool.  Chaque frisson, chaque soupir qu’il faisait naître en elle attisait son désir.  Il avait voulu les rideaux ouverts alors qu’elle les aurait fermés, pour avoir le plaisir de regarder son visage dans la lumière pâle de ce début d’hiver. 

Jusqu’à aujourd’hui, il ignorait qu’on pouvait éprouver tant de plaisir.  Un plaisir qui l’avait submergé tandis que lentement, avec un soin infini, il la débarrassait de son tailleur strict, découvrait la douceur de ses dessous de soie. 

Un plaisir qui battait dans ses veines alors qu’il faisait doucement glisser les fines étoffes, centimètre par centimètre. 

Et elle fut là, délicate, mystérieuse, si désirable, s’abandonnant avec un soupir alors qu’il la renversa doucement sur le lit.  A présent, elle était contre lui, corps moite glissant contre le sien, sa respiration tremblante dans son oreille, ses mains douces devenant soudain avides et fébriles.  Il sentait vibrer en elle ses envies, monter une frénésie sauvage tandis qu’il les satisfaisait une à une. 

Ce fut elle qui prit ensuite l’initiative et qui changea l’allure ; elle se laissa soudain gagner par la fougue, jusqu’à ce que leurs corps ne fassent plus qu’un, roulant dans les draps, emportés par une passion folle et dévorante.

22:32 Écrit par Kathelyne | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |