28/05/2007

Prélude.

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La chambre était plongée dans l’obscurité.  Elle alluma les bougies tandis qu’il descendait les stores.
Alors, ils furent enfin seuls dans la pénombre.
Elle lui tendit les bras pour l’accueillir.
Il la serra contre lui, comprenant, sans que les paroles soient nécessaires, qu’elle avait besoin de réaffirmer son existence, de retrouver la sensation d’être femme.
Elle pressa son corps contre le sien, lui offrit sa bouche.
Il la prit doucement, lentement, voulant que chaque moment soit unique et reste gravé dans sa mémoire.
Il l’embrassa.  Ses lèvres, sa peau avaient un goût extraordinaire.  Il la pressa contre lui, d’une brève caresse possessive, des reins aux hanches.  Il nicha son visage au creux de son cou et en respira la chaleur. 
Et, dernière les notes subtiles du parfum qu’elle portait, il reconnut l’odeur de la femme qu’il aimait.
La veste glissa lentement le long de ses épaules.  Déboutonnant un à un les boutons, il dégrafa son corsage et s’écarta pour voir sa peau se dénuder peu à peu.
Il écarta ensuite les pans de son bustier, le fit descendre le long de ses épaules et tomber sur le sol.
Tandis que des doigts légers et experts la dévêtaient, il murmurait des mots magnifiques à son oreille, des paroles insensées.
Une onde de chaleur irradia le corps de la femme, la faisant frissonner …

13:28 Écrit par Kathelyne | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

23/05/2007

En marge.

Tellement différentes

Si loin de leurs préoccupations

Opposée à leurs réclamations

Excédée par leurs mesquineries

Je poursuis mon idéal

Entre rêves et ambitions

Entre réussite et revers parfois

Mais toujours avec cœur

Et avec un enthousiasme intact

Tandis qu’elles

Enlisées dans leurs habitudes

Elles ont depuis longtemps

Oublié la naïveté de la jeunesse

 

Comment nous comprendre ?

21:22 Écrit par Kathelyne | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

18/05/2007

Ah les vacances ...

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Enfin !  Après onze longs mois de travail, Léa peut enfin préparer sa valise avant de s’envoler pour un séjour de deux semaines en République Dominicaine.

Elle se réjouit à l’avance de ses vacances dont elle compte bien profiter un maximum.

Après tout, se dit-elle, j’ai trimé tout l’année et je l’ai bien mérité.  Et tant pis si son budget doit un peu en souffrir, elle compte bien se faire plaisir un maximum.

Tout en fredonnant le dernier hit de Shakira et le sourire aux lèvres, la jeune femme entasse donc maillots de bains, bikinis et autres petites robes à fleurs dans sa valise quand son attention est tout à coup attirée par un petit album dissimulé sous les étoffes.

Curieuse, elle ne peut s’empêcher d’y jeter un coup d’œil et remarque bien vite qu’il s’agit de l’album souvenirs des vacances 2005.

A présent assise sur son lit, elle feuillette ce qui fut sans doute une des périodes les plus heureuses et les plus intenses de sa vie.

Partie passer deux semaines aux Canaries, elle n’avait pas tardé à faire la connaissance de Patrick qui, lui aussi, passait ses vacances en célibataire.

Patrick, bronzé et le torse constellé de gouttelettes, qui sourit malicieusement à l’objectif.

Ou, encore Patrick, qui n’hésite pas à la jeter dans la piscine avant de l’y enlacer et de l’embrasser langoureusement.

Leurs ballades sur la plage, au clair de lune …

Que dire de la passion qui les a immédiatement embrasés ?

Ce fut à la fois court, intense et magique.

Ils vécurent une histoire entre parenthèses, hors du temps, un moment unique, rien qu’à eux.

Et même si les aux-revoirs furent difficiles, avec leur lot de larmes et d’émotions, Léa peut se réjouir, presque deux ans plus tard, de recevoir encore, de temps en temps, des nouvelles de Patrick qui vit pourtant presque à l’autre bout du monde.

Un mail ou un petit sms pour simplement lui dire qu’il pense encore à elle et qu’il n’a pas oublié ces vacances magnifiques qu’ils ont eu l’occasion de partager. 

Un souvenir qui restera à jamais gravé dans leur mémoire à tous les deux.

21:00 Écrit par Kathelyne | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

12/05/2007

Une nouvelle vie.

Comme une somnambule et des larmes plein les yeux, Sophie se dirige vers le quai numéro 4 où l’attend le train qui doit la ramener chez elle, après un séjour passé dans le nord de la France.

Ce déplacement professionnel ne s’est pas vraiment déroulé comme elle l’avait envisagé.

Oh bien sûr, et presque comme d’habitude, elle a reçu lauriers et louanges suite au travail considérable qu’elle a réalisé ces derniers mois.  Mais cela lui est coutume.  Sa profession est, en effet, devenue, pour la jeune femme, un véritable exutoire où elle peut oublier, pour quelques temps, l’échec de sa vie privée.

Car son mariage, avec Marc, son ami de toujours, ne lui apporte aucune joie, aucun bonheur.

Le compagnon de jeux de son enfance, le confident de son adolescence s’est, en effet, transformé en un homme désabusé, au caractère dur, parfois violent, n’hésitant pas à faire régner un véritable climat de terreur au sein du foyer que Sophie a pris, autrefois, tant de plaisir à créer.

Ce séjour en France devait donc, une fois encore, être consacré uniquement au travail.

Le destin en a toutefois décidé autrement.

Au restaurant de l’hôtel, Sophie a rencontré Franck.

Ils y dinaient seuls, chacun de leur côté mais un heureux concours de circonstances leur a permis de se croiser et d’entamer la conversation.

Que dire de cette soirée ?

Ce fut un véritable coup de foudre, une attirance immédiate, une révélation pour chacun d’eux.

Dans les bras de Franck, Sophie a retrouvé un bonheur, des sensations qu’elle pensait oubliées.

Mais, après ces cinq jours et cinq nuits de pure passion, d’amour intense, il lui faut retourner vers son mari et vers ce mariage qui ne la comble plus.

La veille, elle en a discuté avec Franck qui lui a proposé de faire un bout de chemin à deux.  « On verra ce que l’avenir nous réserve » lui a-t-il murmuré au creux de l’oreille, « mais je suis persuadé qu’on sera heureux ensemble ».

A présent, mêlés au chagrin de quitter Franck, les doutes l’assaillent.

Trouvera-t-elle la force de tout quitter, de tout recommencer avec un homme qui lui était encore inconnu il y a à peine une semaine.

Seule, dans ce train qui l’emmène, une petite voix lui murmure qu’elle doit oser, et que le bonheur l’attend au bout du chemin.

22:09 Écrit par Kathelyne | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

09/05/2007

Bonne question.

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Qui es-tu, toi, qui, par un simple geste ou par une parole anodine, peut me redonner le sourire ou, au contraire, m’émouvoir jusqu’à en avoir les larmes aux yeux ?

18:46 Écrit par Kathelyne | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

07/05/2007

Je t'écris ...

Envie de partager avec vous cette très belle chanson, que l'actualité récente m'aura fait découvrir ...

A lire ... et à écouter ...

 

 

Je t'écris des trottoirs de nos villes habillées en Noël,
De quelques nuits d'hiver aux saveurs douces-amères

Je t'écris de ces soirs de lumière,
Des yeux émerveillés de cette petite fille
Au pied d'un grand sapin sur la cinquième avenue

Je t'écris d'un départ, d'une valise oubliée
Je t'écris d'un lac blanc où ce couple patine

Je t'écris d'un désert où l'épave d'un bateau se souvient de la mer,
Je t'écris d'une terre où des maisons s'écroulent

Je t'écris de Venise, où les amants s'éveillent au son de vieux clochers
Il y neigera peut-être encore cette année

Je t'écris de la mer, au large de Gibraltar le regard vers Tanger
Je t'écris de l'Afrique où l'on meurt par milliers

Des quatre coins de la terre, je t'écris des tranchées de guerres abandonnées

Je t'écris d'un baiser, de ce banc de Paris
Où deux amants s'enlacent dans leur éternité
Et que rien ni personne ne pourrait déranger

Je t'écris d'un café, de l'aile d'un avion
Où nos mémoires s'enlacent dans ton éternité
Et que rien ni personne ne pourrait m'enlever

Je t'écris de ces ciels de quart monde
Où les corps si légers d'enfants trop peu nourris s'élèvent sans faire de bruit

Je t'écris de la rue où l'on danse et l'on chante
Je t'écris du plumier d'un vieillard solitaire à la chambre oubliée

Je t'écris de la part de ces dieux impuissants aux noms desquels on tue
Je t'écris de la main de ces hommes de paix qui n'ont pas renoncé

Je t'écris de la Seine, la tour Eiffel y brille dans des reflets passés
Je t'écris du souvenir d'un baiser par milliers

Des quatre coins de la terre, je ferai le tour du monde, d'un jour très ordinaire
Je t'écris de ce rêve de t'avoir tant aimé

Je t'écris ébloui par tant d'humanité

 

Ecrit par Marc Lévy pour Grégory Lemarchal

22:19 Écrit par Kathelyne | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

02/05/2007

Histoire d'un soir ?

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L’aube se leva sur la mer.

L’air était doux et pur.

Au loin, les falaises brunes et vertes se profilaient dans la lumière naissance.  

Plus au dus, des rubans de nuages enveloppaient le sommet du volcan qui dominait l’ile.

Les plages de sable blanc étaient, à cette heure, encore désertes.

Un pélican effleura la surface de l’eau. 

De petites vagues lapaient la coque du bateau.

Tout était calme autour d’elle.

Peu à peu, la lumière se fit plus intense et l’eau prit la couleur profonde su saphir.

Assise sur le pont arrière du bâteau, Hélène repensait à la nuit dernière.

Comment cela avait-il pu lui arriver, à elle ?

Elle, qui contrôlait toujours tellement tout.  Elle, toujours si maîtresse d’elle-même, dans toutes les situations …

Mais, hier soir, tout lui avait échappé.

Bien sûr, elle avait déjà remarqué François et n’avait pas été insensible au charme qu’il dégageait.

Mais il était bien entendu pour elle que cela en resterait là.

C’était toutefois sans compter l’obstination dont avait fait preuve François.

En regardant la mer, Hélène ne peut que repenser à cette folle nuit, à François qui la couche sur le lit et qui, en prenant tout son temps, explore chaque centimètre de son corps.

Il avait fait preuve d’une telle tendresse qu’elle en fut bouleversée et totalement séduite.

Il l’avait caressée  longuement, semblant savourer ses soupirs.

De son côté, elle n’avait pas hésité à faire voyager ses doigts sur la peau brûlante de son compagnon, s’attardant sur la courbe d’un muscle, les contours d’une cicatrice, en même temps qu’elle goûtait sa peau où se mêlaient l’odeur de son désir et celle de son eau de toilette.

Quelques heures plus tard, encore sous le charme de ses heures douces et folles à la fois, Hélène ne peut toutefois s’empêcher de se demander ce que lui réserve l’avenir et si cette rencontre d’un soir sera ou non le prélude à une histoire plus durable.

18:32 Écrit par Kathelyne | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |