27/03/2007

Femme à lunettes ...

Alors qu’elle travaillait, totalement concentrée dans sa tâche, il ne cessait de l’observer.

Une mèche de cheveux mal épinglée retomba sur la joue de la jeune femme.  Il poussa un soupir.  A eux seuls, ses cheveux avaient de quoi le rendre fou.

Il continua à la regarder, à son insu : ses cheveux, le ton de sa voix et même ses lunettes …  Il se demanda s’il réussirait à se dominer encore longtemps …

Il se rapprocha.

N’y tenant plus, il tendit la main, enroula la mèche folle autour de son doigt.

Leurs visages étaient si proches qu’il lui suffirait de tirer dessus un tout petit peu pour que leurs bouches se joignent.

Ensuite, il s’accorderait deux minutes, trois au maximum, pour la dépouiller de ses vêtements … sauf ses lunettes.

L’image de la jeune femme nue, vêtue en tout et pour tout de ses lunettes, faisait naître en lui d’incroyables fantasmes.

Mais il avait de multiples choses à régler et le travail l’appelait.

En étouffant un soupir de regret, il lâcha la mèche de cheveux et se tourna vers l’écran de l’ordinateur.

19:29 Écrit par Kathelyne | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

22/03/2007

Anéantie.

Il vient de lui annoncer, brutalement, presque cruellement; il a décidé de la quitter.

Pourtant, rien ne laissait présager cette décision.

Elle, elle reste anéantie, littéralement sous le choc.
Jusqu'ici ils avaient vécu dix années d'une histoire d’amour sans nuage (c'est du moins ce qu’elle pensait).

Seulement, voilà, il n’était pas heureux lui avoue-t-il.
Il veut maintenant autre chose, une vie pleine de surprises et de folies et elle l’ennuie dans notre quotidien devenu, lui semble-t-il, tellement terne et ennuyeux.
Elle a, pour sa part, besoin de points de repères et elle doit bien reconnaître qu'une "vie bien rangée", faite de son petit « train-train » quotidien, lui convient parfaitement.

Durant toutes ces dernières années, il a constitué le centre de son univers, son seul point de repère et elle n’ose imaginer l’avenir sans lui.

Il était tout pour elle : son amant, l'amour de sa vie, mais également son meilleur ami et son confident.  Comment peut-elle imaginer poursuivre son existence sans ses yeux qui la regardent, sans ses bras qui l'enlacent, sans ses lèvres qui lui murmurent des mots d'amour ...

Il reconnaît, avec des larmes au bord des yeux et des sanglots dans la voix, qu’il aura toujours des sentiments pour elle mais qu’il est aussi intimement persuadé qu’il ne peut plus continuer à vivre ainsi.

Il la quitte là, sur ces dernières paroles et elle reste seule dans ce restaurant où ils avaient leurs habitudes et où ils ont si souvent partagé des moments de bonheurs.

Elle se lève, refusant que d'autres soient témoins de son chagrin.
Elle rentre alors seule, dans une maison vide désormais, pour faire face à un avenir qui lui paraît bien sombre.

 

22:12 Écrit par Kathelyne | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

19/03/2007

Fin de soirée.

Quand ils sortirent du restaurant, Aurélie avait passé une meilleure soirée qu’elle ne s’y était attendue, ce qui ne voulait pas dire grand-chose puisqu’elle avait accepté de dîner avec Raphaël uniquement pour mettre fin au harcèlement de sa meilleure amie.

Mais elle voulait être honnête avec elle-même : la compagnie du jeune homme lui avait plu.  Il l’intriguait.

Elle avait découvert un homme intelligent et plein de charme.

Le regarder, l’écouter parler, constituaient autant de plaisirs.

Elle lui avoua qu’elle avait passé une soirée agréable et se dressa sur la pointe des pieds pour l’embrasser sur la bouche.

Raphaël ne s’y était pas attendu ; une petite bise sur la joue lui aurait paru plus convenable et plus conforme à la personnalité d’Aurélie.

Or, ce baiser-là était manifestement une invite à aller plus loin.  Il sentit ses doigts lui caresser les cheveux, il goûta sur sa langue le chocolat du dessert (enfin, une femme qui n’était pas obsédée par sa ligne - :)).

Son parfum lui fit tourner la tête et le léger soupir qu’elle poussa, résonna à son oreille.

Quand elle s’écarta, Raphaël avait le vertige.

Elle lui quitta sur cette étreinte, lui lançant à travers la vitre de la voiture un long regard.

Il la regarda s’éloigné, interloqué, se demandant quand il la reverrait ….

 

22:18 Écrit par Kathelyne | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

17/03/2007

Pour le fun ...

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Voilà une bien jolie déclaration ...

 

Si ce soir je te racontais une histoire ?
L’histoire de ces deux personnes qui n’osaient croire,
Que l’amour n’était pas pour eux, mais les autres,
L’amour n’est ni le tien, le mien, mais le nôtre.

Et si ce soir je te chantais une chanson ?
Qui exprimait mes désirs et émotions,
Dans le refrain, ton prénom je le crierai,
Et dans ton coeur, en or le mien je graverai.

Et si ce soir je t’écrivais un poème ?
Qui parlerai d’une fille pour qui l’être suprême,
C’est ni une légende ni une fable ni un dieu,
Un mec à qui elle voue l’amour glorieux.

Mais je ne ferai rien de tout cela,
Je vais lever mes yeux et mirer le ciel,
J’y verrai ton étoile, je penserai à toi,
Et puis je dirais simplement que je t’aime...

- Marie-Claude O'Reilly -

03:58 Écrit par Kathelyne | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

15/03/2007

Attente.

Juste espérer un signe de ta part

Guetter le moindre geste

Une réponse à mes interrogations

Un écho à mes rêves

La réplique à ce que j’ai entrepris

La preuve que je ne me suis pas trompée

Que ma confiance ne fut pas vaine

Que nos sentiments furent partagés

Et que tu ne m’as pas oubliée.

 

20:57 Écrit par Kathelyne | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

11/03/2007

Un lundi matin ...

Le début d’une nouvelle semaine de travail.  Un lundi matin tel qu’on voudrait ne plus jamais en vivre : triste, froid et gris.

Une pluie fine mais insistante tombe depuis l’aurore lorsque je parcours à pied les quelques centaines de mètres qui séparent le parking du bureau.

Voilà déjà de quoi me mettre de très mauvaise humeur : cette pluie va encore faire boucler mes cheveux et tous les efforts déployés lors de mon brushing d’hier resteront vains.

Décidément, je hais les lundis matins, et encore plus les lundis matins pluvieux.

Une fois sur place, après un dernier petit coup d’œil jeté au miroir, je rejoints mon poste de travail.

C’est à ce moment que mon supérieur se dirige vers moi pour me signaler que ma collègue Marie qui occupe l’accueil vient de téléphoner pour dire qu’elle était malade.

C’est donc à moi d’assurer son remplacement.

« Y a des jours comme ça », me dis-je de forte méchante humeur en regagnant donc le bureau de l’accueil.

Me voilà condamnée à sourire toute la journée à des gens qui ne comprendront probablement pas la moitié de ce que je leur raconte, à des petites vieilles complètement sourdes ou bien encore à de quelconques rustres individus venant m’enguirlander parce que leur dossier n’avance pas assez vite.

Vers 11 heures 45, alors que, sans vraiment m’en rendre compte, la matinée avait passé à la vitesse de l’éclair, la porte du bureau fut poussée par un jeune homme brun, à l’allure sportive et aux yeux d’un bleu profond.

Son bonjour s’accompagna d’un sourire dont la blancheur n’avait d’égal que la grisaille extérieure.

Après lui avoir fourni les renseignements qu’il sollicitait, j’appris qu’il souhaitait obtenir un rendez-vous pour mettre en route une procédure de divorce par consentement mutuel.

Sa voix était agréable, chaude et profonde.

Muni de ces informations, il quitta donc mon guichet, un nouveau sourire au coin des lèvres.

Tout à coup rêveuse, je ne pus m’empêcher de penser qu’il fut un véritable rayon de soleil dans ma matinée.

Et, plus terre à terre, je me rendis compte que j’avais consciencieusement noté son numéro de téléphone dans l’agenda professionnel.

Un numéro qui, qui sait, pourrait peut être me servir à des fins toutes personnelles …

 

17:24 Écrit par Kathelyne | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

06/03/2007

L'instant présent.

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Il avait peut être plus d’expérience qu’elle mais leur désir s’égalait.  La jeune femme avait réprimé le sien, et maintenant qu’elle le libérait enfin, il était intense et violent.  Ils roulèrent sur le lit, nus, oubliant tout rite civilisé.

Le couvre-lit s’entortilla autour d’eux.

Il grogna et s’allongea.

Elle avait de petits seins, qu’il prit dans ses paumes, lui arrachant un murmure de plaisir.

Elle ferma les yeux.

Puis elle l’attira contre lui et sa bouche le dévora avec fièvre.

Il avait eu l’intention de la traiter avec prévenance et douceur mais il s’abandonna à son élan quand elle l’enveloppa de ses bras et de ses jambes.  

Elle n’était alors plus son élégante et froide collaboratrice mais une femme passionnée et exigeante.

Sa peau douce était humide de désir.

Il la parcourut des lèvres, avec avidité.

Seul comptait l’instant présent pour cet homme et cette femme enfin réunis.

 

21:02 Écrit par Kathelyne | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |