01/11/2006

Une heureuse surprise ...

Une fois la porte refermée, Lisa regarda autour d’elle, fort satisfaite.  Elle était seule dans la grande entrée.  Des tapis aux motifs géométriques recouvraient le parquet sombre ; sur les murs couleur ivoire étaient accrochés de jolis tableaux.

Dans le salon, un feu brulait.

Des chandeliers en étain étaient posés sur le manteau de la cheminée.  Les fauteuils étaient profonds et confortables.  Un décor très masculin où les couleurs sombres contrastaient avec les murs clairs et les tapis aux tons vifs.  

Lisa apprécia la décoration : simple et pourtant très agréable à l’œil.

En s’approchant du bureau, elle entendit une musique douce.  En prêtant l’oreille, elle reconnut un ancien titre de Céline Dion.

Elle l’observa quelques instants en silence.

Grand échalas séduisant, installé dans un fauteuil de cuir derrière un bureau en chêne.

La lampe de bureau éclairait la main qui écrivait sur un bloc notes.  Il avait les sourcils froncés, la cravate défaite et son épaisse chevelure était ébouriffée.

Nul doute qu’il avait déjà du y passer la main un bon nombre de fois au cours de la soirée.

« Eh bien, eh bien, se dit Lisa, j’ai le cœur qui s’emballe ».

Amusée par sa réaction, elle le contempla encore quelques secondes.

Elle était heureuse de pouvoir le surprendre en plein travail, sans qu’il se sache observé.

« Allons-y, se dit-elle.  Ton compte est bon, Alain ».

Bonsoir, Monsieur le Professeur, lança-t-elle du seuil en souriant.

Alain redressa alors la tête, surpris.  Il sentit le sang affluer soudainement à son cœur en la voyant.

Les cheveux et le manteau de Lisa étaient recouverts d’un léger voile de neige.

Son cœur se mit à battre encore plus fort lorsqu’il vit son sourire prédateur, mais il n’en montra rien et se laissa aller contre le dossier de son fauteuil, comme s’il était parfaitement à l’aise.

« Bonsoir, lui dit-il à son tour.  Quelle charmante surprise ! ».

Elle s’approcha lentement du bureau.

Alain ne savait plus où il en était, ni ce qu’il était entrain de faire quelques instants plus tôt.

Devait-il se lever, lui offrir un verre, rester assis ?

Doucement, il se leva et la rejoignit au milieu de la pièce.

Tendrement, il l’attira à lui, se disant que cette soirée lui réservait décidément son lot de surprises …

 

16:33 Écrit par Kathelyne | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

Venue ... te souhaiter un agréable w-e !
Bizouilles

Écrit par : risaloca | 03/11/2006

Merci Et oui...
Dans ce monde de confusion quotidienne, de mauvaises nouvelles et de tragédies, dans l´insécurité que nous vivons, au chaos et á la sésespérance générale, c´est très réconfortant savoir qu´il existe un port sûr pour calmer l´ésprit...
C´est comme ça que je perçois votre amitié en me promenent dans vos blogs..
C´est comme ça que je comprends vôtre sincère disposition d´être toujours près á aider et á consoler.
C´est comme ça que je vous sens dans vos mots, dans vos messages...
Vos avis et vos gentils mots servent de contrepoint pour toutes ces tragédies qui remplissent nos oreilles et polluent nos ésprits.
Sans votre amitié ce serait dificile de traverser mes jours, vos mots si gentils détruisent un peu la sensation de solitude qui quelques fois envahit mon âme...
Merci 10.000 fois pour toutes tes gentilles visites chez moi....
Bisous tendre...

PS:hehehheh ton histoire á mon prénom.......lolllllllllllllll

Écrit par : Lisa | 03/11/2006

Et donc la suite... Si tu viens voir sur mon blog, tu verras que j'écris aussi une histoire (un peu moins réaliste) en petits morceaux. Je trouve cela agréable d'avoir des "feuilletons" à suivre chez l'un ou l'autre...
Et ton histoire comence bien...

Écrit par : sweetvinyl | 04/11/2006

Bonsoir, Jolis jolis, ma bibliothèque rose n'est pas aussi bien écrite que toi, tu as un vrai don du roman bonne continuation amicalement Marie

Écrit par : Marie Christal | 04/11/2006

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