04/07/2006

Faiblesse ?

Eva se sentit rougir devant la remarque un peu déplacée de son patron.

Celui-ci se leva, fit le tour de la table et vint s’asseoir à côté d’elle en effleurant nonchalamment ses genoux, sans paraître le remarquer.

Eva ressentit un choc similaire à celui qu’elle avait éprouvé en se pinçant les doigts dans le tiroir mais, cette fois, c’était l’intérieur de ses cuisses qui palpitait !

Elle voulut se lever mais, insidieusement, il lui bloquait le passage.

En continuant à discuter, il se pencha vers elle.

Mon Dieu, allait-il l’embrasser ?

Il s’approcha, leurs lèvres n’étaient plus qu’à quelques centimètres.  Il prit son menton dans sa main gauche tandis que, des doigts de sa main droite, il caressait sa joue.

Elle eut l’impression que sa peau se dissolvait sous sa caresse et que tout son être allait se mettre à bouillonner comme de la lave.

Depuis combien de temps son mari ne lui avait-il pas fait un tel effet ?

Que ferait-elle s’il décidait de se montrer plus entreprenant ?

Il se recula sur son siège et sourit.

Parlez-moi de vous lui murmura-t-il.

Eva fut surprise par sa question : que voulait-il savoir exactement ?

Tout, lui répondit-il tout simplement, « vous êtes une femme mystérieuse ».

Eva aurait éclaté de rire si elle ne s’était pas sentie aussi flattée.  Elle, la banale secrétaire, la bonne épouse toujours attentive aux autres, une femme mystérieuse ?

Elle n’avait jamais intrigué qui que ce soit dans sa petite vie banale.

Il lui murmura ensuite qu’il avait envie de l’embrasser.  Elle ne répondit pas, de peur de lui avouer qu’elle ressentait la même chose.

Il se pencha si près qu’elle perçut le goût de son haleine sur le bout de sa langue.  Ses cils effleurèrent les siens.  Ses lèvres frôlèrent sa bouche.

Elle sentit une étincelle embraser sa peau.

Que faisait-elle se demanda-t-elle alors qu’il écrasait sa bouche contre la sienne.

Elle ne peut s’empêcher de penser qu’elle était trop intelligente pour faire une chose pareille, avec l’impression d’observer une étrangère dont elle ne comprenait pas l’attitude  alors qu’il la serrait de plus en plus fort contre lui.

Comment elle, la vertueuse, la sage Eva avait-elle pu se laisser entraîner dans pareille aventure ?

 

22:11 Écrit par Kathelyne | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Je passe amicalement te souhaiter.. .. Une excellente nuit..
Salut..

Écrit par : marc | 04/07/2006

Bonjour Kathelyne.... je viens te souhaiter une bonne journée et te faire un gros bisous

Écrit par : baby | 05/07/2006

Jte comprends ça m'est arriver de ressentir pareilles émotions et je comprends très bien que d'un instant à l'autre le coeur chavire, la vie bascule...Dieu que c'est bon!!

Écrit par : Manous | 05/07/2006

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